Huacachina et Paracas

Après notre aventure inca, nous sommes partis pour Huacachina, une charmante petite oasis dans le désert, près d’Ica. C’est un endroit où il ne pleut jamais, où il fait bon se reposer et explorer les dunes de sable. Une petite excursion en buggy (voiture du désert qui transforme les dunes en montagne russe) et sandboarding, surtout pour Yassine qui n’a pas eu peur d’affronter les dunes sur sa planche verte. Un magnifique coucher de soleil pour couronner le tout et un plongeon dans la piscine de l’hôtel pour nous rappeler que nous avons quitté le froid et la pluie. Le lendemain, direction la réserve de Paracas et les îles Ballestas. Surnommées les « Galapagos du pauvre », ces îles ont une faune et une flore impressionnantes, et aussi une des plus grandes productions de guano au monde, je vous laisse imaginer l’odeur. Nous avons vu une grand nombre de cormorans et d’otaries (Antoine, celle qui dort te ressemble beaucoup), les pingouins ont été plus timides et nous ne les avons aperçus que de loin. Nous avons aussi pu apercevoir une de ces fameuses lignes, comme à Nazca, dont on ne se sait toujours pas comment ni pourquoi elles ont été tracées : les théories sont nombreuses (des extraterrestres aux paysans en passant par les francs-maçons) mais le mystère reste entier. Après le tour en bateau, nous sommes rentrés dans la réserve : c’est un endroit où il ne pleut jamais et sa ressemblance avec la planète Mars a séduit la Naza pour y faire des essais. Les plages sont magnifiques, c’est un haut lieu de pêche et les pélicans l’ont bien compris. Après cette excursion, nous retournons dans notre charmante oasis pour profiter du soleil, avant de retrouver l’activité de la grande ville de Lima.

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Cusco

Voilà une ville qui est bien difficile à résumer. En tant que capitale de l’empire inca, cette ville regorge d’histoires et de ruines. Il y en a dans la ville, autour de la ville et de manière générale dans toute la région. Il y a des restes de murs incas un peu partout dans la ville, et si les pierres s’emboîtent remarquablement pour des gens qui n’avaient pas la technologie actuelle, elles sont d’épaisseur variable et irrégulière. Les Incas n’étaient donc pas parfaits ? Bien au contraire, ils ont construit leurs murs ainsi afin qu’ils résistent aux séismes dans la région. Ils avaient raison : les murs sont encore là. Dans les deux jours que nous avons passés à explorer la ville (même si nous sommes restés plus longtemps dans la région), nous avons pu admirer la richesse de la culture inca grâce aux musées inca et quechua. Nous avons également profité de l’architecture coloniale et parfois nous avons vu un mélange des deux, comme le temple de Coricancha, transformé en église dominicaine par les Espagnols et qui unit deux cultures et deux religions si différentes. Nous avons également fait une promenade à cheval (ceux qui se souviennent de l’aversion de Camille pour la race équidée imagine son bonheur ) afin d’admirer diverses ruines dont celle de Sacsayhuaman, en haut de la ville. Cusco est une ville d’histoire et de culture, c’est aussi une ville très vivante où il fut très agréable de fêter le nouvel an. Les feux d’artifice ne sont pas exactement organisés, ça explose donc pendant deux heures dans tous les coins de la ville, avec parfois quelques ratés mais ça valait le coup. Il y a beaucoup de choses que nous n’avons pas faites aux environs de Cusco, il aurait fallu y rester deux semaines de plus. Mais la météo changeante et assez froide nous a convaincus qu’il était temps de dire au revoir aux montagnes et de nous diriger vers le désert.

Le Machu Picchu !

Enfin ! Le moment tant attendu est venu ! Il y a de nombreux moyens d’aller au Machu Picchu, et de nombreuses randonnées de plusieurs jours qui y mènent. Mais nous sommes en saison des pluies et les sentiers ne sont pas toujours des plus agréables. Nous choisissons donc d’y aller le plus simplement possible. Nous prenons un bus tôt le matin de Cusco et après 6 heures de route, nous arrivons à Hidroelectrica. De là deux choix s’offrent à nous : prendre le train pour 9 kilomètres à un prix exorbitant ou marcher le long des rails comme tous les backpackers et les locaux. Nous nous mettons donc en route le long des rails, dans la jungle, sous une charmante pluie tropicale. C’était assez drôle de voir tous ces Indiana Jones en panchos colorés. Arrivés après 3 heures de marche à Aguas Calientes, le village en bas du Machu Picchu, nous y passons la nuit, pour nous préparer pour notre ascension matinale. En effet les portes du site ouvrent à 6h du matin et on peut y aller en marchant (plus de 3000 marches incas à monter) ou en prenant le bus, une de fois de plus à un prix exorbitant. Le but bien sûr est d’essayer d’arriver le plus tôt possible aux portes au sommet afin d’être les premiers à entrer sur le site. A 4h du matin  nous nous mettons en route et suivons le chemin des incas jusqu’au sommet. Grâce à une performance incroyable de Yassine, qui se retrouve le deuxième en haut, bien avant l’arrivée des premiers bus, nous avons pu entrer sur le site dans les premiers et l’admirer dans toute sa splendeur avant que les hordes de touristes ne débarquent. Nous avons ensuite exploré le site : ses lamas, ses temples, son pont inca assez angoissant (fermé au public depuis la mort accidentelle d’un visiteur), ses mystères et sa vue.  On vous laisse admirer ce chef d’oeuvre, un de plus beaux moments de notre voyage.

Rainbow Mountain

Une des choses que nous avions hâte de voir aux alentours de Cusco, c’est la Montagne aux 7 couleurs, ou Rainbow Mountain. Elle se situe à 5000 mètres d’altitude et comme son nom l’indique, elle est naturellement multicolore. Malheureusement il n’est pas vraiment possible d’y aller sans passer par une agence, c’est donc ce que nous avons fait. On nous dépose à 4000 mètres et il faut ensuite monter à pied ( ou à cheval pour les fainéants). On ressent bien l’altitude mais nous y sommes arrivés ! Comme c’est la saison des pluies, la vue n’était pas des plus dégagées mais nous n’avons pas eu de neige (ouf!) et la pluie n’est arrivée qu’à la fin donc nous avons tout de même pu apprécier les magnifiques couleurs de la montagne. On vous laisse admirer !

Arequipa

Après la Bolivie, nous voici enfin au Pérou ! Nous commençons par Arequipa, la ville blanche encerclée de volcans. C’est une ville coloniale par excellence qui a été développée par les Espagnols. Leur empreinte est très forte sur le plan architectural : de nombreuses églises, une gigantesque basilique et surtout le couvent de Santa Catalina. Ce couvent est une petite ville en soi et est fascinant par ses couleurs et ses ruelles fleuries. On a pu voir comment vivaient les nonnes à l’époque et c’était très intéressant. Arequipa est une ville où il fait bon vivre et bon se promener, les gens sont très sympathiques et nous avons passé une très bonne soirée en compagnie de Péruviens qui souhaitaient apprendre l’anglais. Si Arequipa est la deuxième plus grande ville du pays après Lima, son centre historique n’est pas très grand et après deux jours, nous avons pris la route pour Cusco.

 

Le lac Titikaka et Isla del Sol.

Après une pause d’une nuit à La Paz, nous nous dirigeons vers le lac Titikaka, le lac le plus haut du monde, entre la Bolivie et le Pérou. Arrivés à Copacabana, nous ne nous éternisons pas dans cette ville touristique mais prenons immédiatement un bateau d’une heure et demie pour la belle et sauvage Isla del Sol. L’île du soleil était considérée par les Incas comme le centre de la Terre et est le berceau de la civilisation Inca. On trouve donc sur cette île située à 4000 mètres d’altitude quelques ruines incas. Mais ce qui rend cette île unique c’est sa nature préservée, ses vues magnifiques et son atmosphère particulière. On vous laisse juger en images et nous partons pour le Pérou.

 

Rurrenabaque et l’Amazonie

Après notre périple en bus, nous voilà aux portes de l’Amazonie. La chaleur tropicale nous le rappelle bien ! Nous profitons d’une journée de pause pour nous détendre et admirer le magnifique coucher de soleil sur la jungle, avant de débuter notre aventure. Samedi matin, nous voilà prêts et nous nous rendons à l’agence chargée de s’occuper de nous pendant les 3 prochains jours. Oui mais voilà, l’aventure étant toujours faite d’imprévus, nous partons finalement avec une morsure de chien pour Yassine (rien de très grave heureusement, et le guide nous a emmené faire un saut à l’hôpital avant de partir) et une tourista carabinée pour Camille : la bande des bras cassés en route pour l’aventure. Bien sûr ça ne nous empêche pas de profiter à fond de notre séjour. Après quelques heures de route sur une route en terre, notre groupe (une Turque, un Hollandais et nous) prend une pirogue avec notre guide et nous entrons officiellement dans la pampa amazonienne. Nous apercevons les fameux dauphins roses de l’Amazone (mais ils sont timides et se laissent difficilement prendre en photo), un bon nombre de tortues se dorant la pilule, multiples oiseaux et quelques alligators cachés dans les branches. N’oublions pas bien sûr les petits singes « cappuccino »  et les singes hurleurs. Après cette longue promenade fluviale, nous arrivons à notre écolodge, composée de maisons sur pilotis au milieu de la forêt. Puis nous repartons admirer le coucher de soleil sur la pampa et effectuons notre retour dans le noir et apercevons luire, à la lueur de nos lampes, les yeux des alligators qui prennent leur bain.

Le lendemain, réveil au son des singes qui font la java sur le toit de notre cabanon, et il y en a même un qui passe sa tête par un trou de la moustiquaire pour nous saluer. Ce matin au programme, marche dans la pampa à la recherche d’anacondas ! Nous partons avec une famille de Néo-Zélandais qui partage notre écolodge. Après deux heures de marche dans l’eau stagnante, force nous est d’admettre que nous ne verrons pas d’anaconda aujourd’hui. Nous retournons donc à nos pirogues quand soudain, c’est la panique. Un des enfants de la famille n’est pas là ! tout le monde se disperse à nouveau pour le chercher sur des kilomètres dans la pampa (sauf Camille qui, terrassée par son ventre capricieux est partie faire la sieste). Du lodge résonnent les cris des chercheurs sur la rive d’en face. Mai voilà que le jeune garçon revient, en bateau, ramené par des gens d’un autre lodge. Son histoire est assez folle : il s’est perdu et incapable de retrouver le bateau il s’est retrouvé sur la rive, en face d’un autre écolodge. Il a alors traversé la rivière à la nage (oui, oui il y a des alligators et des piranhas ) pour rejoindre la maison et a ensuite été ramené. Vous imaginez le soulagement des parents et de tout le groupe. Pas d’anaconda pour nous, mais une belle frayeur. Tout cela a retardé notre activité de l’après-midi : la pêche aux piranhas. Rassurez-vous, nous n’en avons pêché aucun. A peine notre guide a-t-il réussir à pêcher un minuscule poisson chat, que nous avons relâché.

Notre troisième jour se commence par une baignade avec les dauphins roses qui sont bien au rendez-vous mais ne se laissent pas approcher de trop près. L’orage gronde et il est temps de partir, nous avons encore une longue route en pirogue pour quitter la pampa. Bien sûr avec notre chance, l’orage éclate quand nous sommes sur la pirogue et nous voilà trempés jusqu’aux os. Ne parlons pas de nos affaires … Voilà un séjour riche en aventures qui se termine. Avant de reprendre le bus, n’oublions pas de vous parler de l’ennemi numéro 1 pendant nos 3 jours en Amazonie. Vous croyez que les anacondas, les alligators et les piranhas sont de rudes adversaires ? Vous n’avez de toute évidence jamais rencontré les moustiques d’Amazonie. Ils nous ont harcelés (et dévorés) sans répit, nuit et jour, à travers nos vêtements, sur nos visages, tout petit espace libre ou trop légèrement couvert était à leur merci. Epuisés mais heureux d’avoir vu l’Amazonie, nous reprenons le bus pour La Paz.

Tiwanaku et la « route de la mort ».

A environ 80 km de La Paz se trouve le site de Tiwanaku, un empire pré-inca qui de 400 ans avant JC a duré jusqu’en 1200 pour disparaître tout à coup sans raison. Les scientifiques se penchent encore sur la question. Toujours est il que cet empire était extrêmement avancé, notamment dans le domaine de la science et de l’architecture. Encore de nos jours, personne ne sait comment, avec les moyens de l’époque, a pu être construite la porte du soleil, cette arche monolithique que  vous pouvez voir sur les photos. Nous avons visité ce site mais avons été un peu déçus. En effet, l’UNESCO a demandé que les travaux d’excavation soient arrêtés, pour une raison obscure. Ce qui fait que le site n’est que partiellement découvert et que d’autres ruines se cachent très certainement sous nos pas. La grande pyramide par exemple n’est dégagée qu’à moitié. cela donne une impression d’inachevé assez gênante.  Nous avons néanmoins apprécié la visite et surtout la découverte d’une nouvelle civilisation.

Nous avons ensuite décidé de partir en Amazonie bolivienne pour quelques jours. Or pour cela il faut prendre un bus de 15h qui passe par la célèbre « route de la mort » (bien qu’elle ait apparemment été améliorée ces dernières années). C’est une route étroite, où deux bus ne peuvent pas se croiser, qui n’est pas entièrement goudronnée et qui est bordée d’un côté par la falaise et de l’autre par le ravin, d’une profondeur vertigineuse. Il n’y a bien sûr pas de parapet, pas de circulation alternée. Heureusement que les chauffeurs ont l’habitude. Néanmoins, cette route est superbe, serpentant aux flancs des montagnes et nous a permis d’admirer la nature sauvage bolivienne. Nous vous laissons profiter en photos.

Potosi et La Paz

Arrivés sous un orage de montagne (après le désert ça change ), nous voilà à Potosi,  plus ancienne ville de Bolivie et située à plus de 4000 mètres d’altitude. Cette ville est très connue pour ses mines d’argent : c’est ici que les Espagnols frappaient la monnaie de toutes leurs colonies, exploitant ainsi grandement les indigènes. La mine est toujours en activité. Potosi est une ville agréable aux petites rues sinueuses et pleines de surprises (comme des bébés lamas séchés pour faire de la magie ). Il y a beaucoup d’églises et de vieux bâtiments datant de l’époque coloniale. Après nous être bien reposés de notre voyage nous avons pris un bus de nuit pour La Paz, la capitale la plus haute du monde mais tout de même moins haute que Potosi. La Paz nous a beaucoup plu : ville au creux de la montagne, ses maisons sans revêtement  (sinon il faut payer des impôts ) lui donnent une teinte orangée agréable. Le centre historique se compose de rues étroites qui montent et qui descendent sans arrêt. Nous avons visité le très intéressant musée de la coca. La coca, c’est cette feuille que mâchent les indigènes depuis plus de 4000 ans et qui a plein de propriétés bénéfiques pour le corps. La coca avait dans la religion pré-coloniale la même place que le vin dans la liturgie catholique. Mais bien sûr les Européens une fois débarqués se sont chargés d’exploiter cette plante, ce qui a mené à la création du Coca-Cola mais aussi de la cocaine. Si on peut toujours acheter les feuilles de coca, très bonnes contre l’altitude, et ses produits dérivés, il est interdit de l’exporter. Après cette visite instructive, nous avons pris le téléphérique pour avoir la vue sur toute la ville. Nous avons également visité le musée de la culture et du folklore qui, des masques funéraires aux habitations indigènes, retrace l’histoire de ce beau pays. Il était ensuite temps pour nous de rejoindre notre hôte, une Italienne rencontrée à Izmir et de profiter des soirées de La Paz.

 

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